Bourse: Les raisons d’une baisse



Bourse: Les raisons d’une baisse
Qu’est-ce qui ne va pas à la Bourse de Casablanca? Après un été moribond, marqué par de légères corrections, il semble que la baisse s’installe pour cette rentrée. En témoigne, le comportement des indices casablancais.

Pour la première séance de la semaine, l’indice de toutes les valeurs s’est fortement affaissé pour perdre 1,71% à 13.667,5 points, soit à un niveau parmi les plus bas de l’année. Idem pour l’indice de «blue chips» qui a reculé de 1,77% pour clôturer à 11.262,45 points. Paradoxalement, les volumes sont de plus en plus importants. Pour cette seule séance, le volume du marché a atteint près de 769 millions de DH, soit plus de la moitié du volume réalisé la semaine dernière. Ce sont là les prémices d’une éventuelle correction. «La reprise n’est plus d’actualité», estime un analyste. Et selon un bon nombre d’intervenants du marché, cet écart a été engendré par le désengagement d’un investisseur sur une certaine valeur du secteur immobilier (Addoha). Mais, «de façon générale, nous sommes entrés dans une phase non pas de ralentissement, mais de stagnation du secteur immobilier», indique un analyste. Et d’ajouter, «dès lors, les investisseurs anticipent la même chose pour les valeurs immobilières». De fait, ce sont Addoha, CGI et Alliances qui ont été principalement touchées par la correction. «Itissalat Al-Maghrib n’a été affectée qu’à moindre mesure, mais ce n’est pas cela qui a fait baisser le marché de la sorte», précise la même source. En parallèle, les institutionnels, considérés comme les poumons du marché boursier, ne semblent pas avoir de visibilité concernant les résultats semestriels des sociétés cotées qui ne devraient pas tarder à être publiés. «Ce manque de visibilité est la conséquence directe de ce ralentissement palpable de l’immobilier», souligne un trader. Et d’illustrer, «nous avons peur que les résultats des immobilières en subissent les coups».
Les bancaires ne sont pas en reste. Le relèvement du ratio de solvabilité des établissements de crédit, de 8 à 10%, les poussera automatiquement à mobiliser leur fonds propres. Ce qui aura automatiquement un effet psychologique sur l’actionnaire. «Les dividendes de ce secteur ne seront pas fameux», projettent bon nombre de trader. Et pour nuancer certaines analyses, l’effet du retrait des investisseurs étrangers est moindre. «Il s’agit d’opération de spéculation dans laquelle l’investisseur a perdu en plus», souligne un analyste. La nature des investissements étrangers à la Bourse est plutôt stable (Vivendi, Lafarge, Danone,…).
Cependant, cette baisse ne touche pas toutes les actions. Les petites valeurs s’en sortent à bon compte. Il reste à espérer que les résultats soient conformes aux prévisions.


l'économiste


         
 
                         
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