Bourse: Le pessimisme l’emporte



Bourse: Le pessimisme l’emporte
Dégringolade interminable à la Bourse de Casablanca. Et cela dure depuis la première séance de l’année . En témoigne un Masi qui s’est déprécié de -3,26% à 9.765,89 points. Le Madex, pour sa part, n’a pas fait mieux, chutant de -3,37% à 8.011,66 points. Les contre-performances annuelles en ont été respectivement portées à -11,09% et -11,58%.

La capitalisation boursière, pour sa part, est descendue à 478,57 milliards de DH. Du côté des variations, la plus forte a été réalisée par Microdata qui gagne +6% à 356,2 DH. La plus faible est toutefois à mettre sur le dos de Maghreb Oxygène qui accuse la baisse maximale de son titre (-6% à 159,8 DH). Le flux des transactions, semble, pour sa part, légèrement se redresser pour achever la séance sur la très médiocre performance de 303,7 millions de DH exclusivement réalisé sur un marché central sans grand relief. Côté actions, les volumes restent assez modestes. C’est encore une fois Itissalat Al-Maghrib qui arrive en tête des volumes réalisant plus de 112,85 millions de DH. Le titre de l’opérateur téléphonique reprend du poil de la bête en terminant la séance sur 2,04% à 144,95 DH. Attijariwafa bank rafle la seconde place, inscrivant plus de 58,59 millions de DH avec un titre qui termine toutefois en recul de -6% à seulement 213,9 DH. Troisième au classement, ONA inscrit 26,53 millions de DH. L’action de l’Omnium continue cependant à flirter avec ses niveaux les plus bas (-5,9% à 1.165 DH).
«Nous sommes en train d’accuser toute la baisse de 2008. Peut-être que c’est une sorte de purge du marché, qui est en train de s’accélérer», souligne un analyste. L’incertitude et l’hésitation semblent toujours marquer le comportement des investisseurs, et ce malgré les bons fondamentaux des sociétés cotées. «Le marché reste stigmatisé par cette incertitude. Nous sommes en train de perdre le maximum, pour mieux rebondir», indique-t-on auprès du marché. Reste à réinstaurer la confiance. Plus facile à dire qu’à faire, les investisseurs ayant beaucoup perdu, et pour les remettre dans le bain, il faut du temps. Peut-être que lorsque les cours seront au plus bas, les investisseurs auront un déclic psychologique. En attendant, il y a un pessimisme général qui sévit, et pour cause, puisque «dans les derniers mois de l’année, ce sont les institutionnels qui intervenaient le plus. Mais d’ici la fin du mois, nous pouvons espérer une reprise, il ne faut pas oublier qu’au sein de la Bourse, il y a des intervenants dont le métier est d’investir, ils ne vont pas passer un douzième de l’année les bras croisés», indique un autre spécialiste.
D’aucuns estiment que la correction actuelle du marché n’est pas catastrophique. «La séance du 6 janvier a quand même réalisé le double de la première séance de l’année, en termes de volumes». Le marché reste pour l’essentiel tributaire des valeurs bancaires et immobilières. «Ces dernières tirent vers le haut ou vers le bas d’autres valeurs, telles les cimentières ou celles des sociétés d’assurances. Il n’en reste pas moins que la visibilité est toujours aussi floue».

l'économiste


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