Bourse: La reprise annoncée pour le 2nd semestre



Bourse: La reprise annoncée pour le 2nd semestre
Pas de reprise en vue à la Bourse de Casablanca pour ce début d’année. Ni de certitudes sur les prévisions. «L’orientation des perspectives 2012 pour la Bourse de Casablanca reste encore incertaine», souligne BMCE Capital Bourse dans son étude annuelle. L’analyse technique ne laisse rien présager de bon, du moins pour la première moitié de l’année. «Le trend baissier que connaît la Bourse depuis 2008, pourrait se poursuivre en 2012», prétend BKB. Et pour cause, «la situation des indicateurs mathématiques est toujours défavorable». Résultat: «le Masi devrait s’orienter vers un premier objectif de 10.000 points dans les semaines à venir soit une contreperformance annuelle de 9,3%». Toutefois, un rebond vers les 10.500 est prévu (une performance de 5%) avant une rechute sous les 9.500 points qui correspondrait à une contreperformance annuelle de près de 14%.
Le marché devrait continuer à pâtir de certains obstacles à commencer par la perte de confiance des investisseurs. Celle-ci est entachée, en partie, par la récession qui se profile en Europe, principal partenaire du Maroc. Elle toucherait la sphère réelle et se propagerait au secteur financier. Les effets négatifs prévisibles de cette récession impacteront forcement les exportations, les recettes de voyages ainsi que les transferts des MRE.
Autre obstacle: le marché action demeure cher. «La cherté relative persistante du marché actions marocain comparativement aux pays émergents reste difficile à surmonter», indique BKB. Le price Earning ratio (P/E) de la place de Casablanca est le plus élevé de la région Mena. En 2011, elle traitait ses bénéfices futurs à 16,7 fois contre seulement 10,9 fois pour l’Arabie Saoudite ou encore 5,1 fois pour l’Egypte. En parallèle, le rendement que propose Casablanca se situe à 3,8% contre 6,2% au Caire.

Une reprise au second semestre

L’étroitesse du marché est, aussi un facteur qui sera difficile à restaurer à défaut de textes réglementaires (marché à terme, prêts emprunts de titres…). «L’étroitesse endémique du marché ne permet pas de présenter des opportunités d’investissements suffisantes et diversifiées pour attirer les investisseurs étrangers», soutient BKB. Il faut donc accélérer les chantiers en cours pour attirer davantage d’investisseurs.
Autre inconvénient, des résultats annuels 2011 qui semblent «mitigés». L’opinion des analystes, sur le plan fondamental, est donc partagée. D’ailleurs, ils ont revu, dès septembre, à la baisse leurs prévisions de résultats annuels.
Si la Bourse de Casablanca devait poursuivre son trend baissier au cours des premiers mois 2012, elle a de fortes chances de se redresser à partir du second semestre, selon la banque d’affaires. Plusieurs facteurs sont avancés. La Bourse de Casablanca pourra profiter, en premier, de la concrétisation attendue (depuis plus de 5 ans) de la réforme des marchés des capitaux et de la finalisation du cadre régissant Casablanca Finance City. La mise en place du marché à terme et du compartiment devises, ainsi que l’entrée en vigueur de la loi sur les prêts emprunts de titres sont fortement espérés par le marché.
Du point de vue des résultats des sociétés cotées pour 2012, BKB est confiante. Contrairement à 2011 où la capacité bénéficiaire du marché se limiterait à 4% contre 8% prévus, celle-ci devrait rebondir de 13,2% en 2012, selon les analystes de BKB. Enfin, la place devra bénéficier de la poursuite de la reprise de l’activité des introductions en Bourse entamées en 2011. «Le mouvement d’OPV en 2012 devrait continuer portant sur de plus grosses capitalisations Fipar, Veolia Environnement…», prévoit BKB. Ce n’est pas tout, la Bourse devra enregistrer la réalisation des opérations sur le capital des filiales de la SNI. La plus importante est la cession entre 15 et 20% du capital d’Attijariwafa bank (cf. L’Economiste du 23 décembre 2011). Les cessions de Lesieur-Cristal et Cosumar sont également au programme pour 2012. «Le maintien d’une croissance économique (ndlr: en dépit d’une révision à la baisse) grâce à la dynamique de la consommation interne et des investissements publics» est un atout pour BKB.
L’investissement direct étranger peut également être salvateur. «L’afflux important de fonds en devises escompté en provenance des pays du Golfe devrait permettre la réduction de la pression sur les liquidités et la hausse des projets d’investissements».
Dans ces conditions mitigées, il est recommandé de se munir de patience et privilégier la prudence dans ses placements: «se focaliser sur les valeurs défensives».


l'economiste


         
 
                         
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