Bourse : 2011 s’achève en rouge



Bourse : 2011 s’achève en rouge
C’est en territoire rouge que s’achève l’année pour la place de Casablanca. Prise dans un cycle baissier ininterrompu depuis 2008, 2011 n’a pas dérogé à la logique des cycles de crise. Pourtant, si la quasi majorité des secteurs cotés en Bourse ont succombé à la violence des marchés financiers en temps de crise internationale, d’autres ont réussi non seulement à tirer leur épingle du jeu, mais à afficher de surcroît des niveaux de performance fort appréciables. Retour sur une année boursière mi-figue, mi-raisin pour les différents secteurs.

De l’attentisme à la résignation

À la clôture du troisième trimestre de l’année 2011, l’appréciation de l’évolution des principaux indices de la Bourse nationale se voulait mitigée. Pour les sceptiques, la crise est là, bien là, et «il faudrait un miracle pour mettre fin à la défiance, à l’attentisme et au manque d’initiative qui caractérisent actuellement notre marché national», nous avouait alors un analyste de la place. De nature plus optimiste peut-être, d’autres nous appelaient à analyser non pas l’état du moment, mais la tendance d’ensemble. «S’il est vrai que le marché boursier marocain est caractérisé depuis un moment par l’absence de nouvelles tendances nettes», il n’en demeure pas moins vrai que «le cycle baissier qu’a entamé la Bourse depuis 2008 va durer entre 5 et 7 ans», et vu que «nous en sommes à la 3e année seulement (...), nous pensons que cette tendance respectera malheureusement ces prévisions cycliques», assurait, tout aussi sérieux, un autre analyste de la place.
En cette fin de quatrième trimestre de l’année et en l’absence de réaction nette des acteurs du marché, institutionnels comme privés, il semblerait que la seconde lecture de la situation de la Bourse soit la plus plausible. La résignation succède désormais à l’attentisme.
«Bons points» à distribuer. Une année boursière à oublier ? Pas pour tout le monde. 24% des secteurs cotés en Bourse vont clore l’année 2011 en beauté. En tête de liste, on retrouve les sociétés et groupes miniers qui n’ont eu de cesse, mois après mois, d’aligner les performances. Pour le secteur minier, la variation annuelle, à la hausse s’entend, est de 97,96%. Il en va de même de ses dauphins directs, le pétrole et gaz et l'assurance, qui terminent sur une hausse respective de 11,26% et 10,08% à fin novembre. L’industrie pharmaceutique n’est pas en reste et affiche une progression de près de 5,22% sur les 11 premiers mois de l’année. Seul le secteur des équipements électroniques est dans l’expectative, puisque avec une variation positive de 0,07%, il n’est pas à l’abri d’une contreperformance sur le dernier mois, qui au mieux, stabiliserait son évolution annuelle, même si les perspectives restent confiantes à cet égard. Seul bémol, s’il en est un, est la relative baisse accusée au mois de novembre. Une baisse somme toute normale et attendue, puisqu’elle provient des éternelles corrections entreprises par le marché après une longue période de hausse ou de baisse. Les 16 secteurs pris à la gorge

Sur les 21 secteurs cotés en Bourse, il en est donc 16 à avoir été pris dans la nasse de la tendance annuelle à la baisse. Le plus inquiétant à première vue, est le fait qu’on compte parmi ceux-ci ou des fleurons historiques ou entièrement des secteurs-clés de notre économie nationale. C’est le cas notamment des secteurs agroalimentaire, des banques et des bâtiments. Second constat d’importance, seuls deux secteurs sur les 16 considérés ont réussi à cantonner leur contreperformance annuelle à un taux à un chiffre. Il s’agit en fait du secteur des télécommunications et des transports. Du reste, sur les 11 premiers mois de l’année, on pourrait classer ces «mauvais élèves» en trois grands groupes distincts. Le premier est donc celui qui regroupe les télécommunications et les transports, qui ont réussi à limiter l’hémorragie à un niveau soutenable, régressant ainsi de 5,99% et 0,57% respectivement. Au premier rang des variations baissières à deux chiffres, arrivent le contingent le plus consistant (7secteurs) dans lequel la baisse est comprise dans un intervalle de [10% - 20%]. Sont ainsi concernés les secteurs de l’agroalimentaire (-10,97%), des banques (-13,85%), de la chimie (-14,16%), de la distribution (-14,89%), des services aux collectivités (-16,15%), des sociétés de financement (-10,15%) et enfin des sociétés de portefeuilles et holding (-11,49%). Clôturant cette liste, ressortent les secteurs des bâtiments (-27,97%), des boissons (-25,92%), de l’immobilier (-32,39%), de l’ingénierie et des biens d’équipement industriel (-25,19%), des hôtels et loisirs (-22,65%), de l’informatique (-34,98%), et de la sylviculture et papier, celui qui a certainement le plus reculé cette année, avec une baisse de près de 41%. Finalement, compte tenu de cette ventilation disproportionnée des performances sectorielles, il serait légitime d’avoir une certaine propension naturelle à ne garder à l’esprit que les contreperformances, au regard du très grand nombre de secteurs concernés. Cette tendance mérite d’être quelque peu nuancée, puisque au sein de chaque secteur considérée, le comportement des entreprises qui le composent diffère à la fois en termes de trajectoire de la tendance annuelle, mais aussi en matière de forte ou de faible exposition aux facteurs de transmission de la crise internationale.

les echos


         
 
                         
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