Berliet Maroc, après sa suspension, s’apprête à sortir de la Bourse de Casablanca



Berliet Maroc, après sa suspension, s’apprête à sortir de la Bourse de Casablanca
Renault Trucks veut acquérir 100% des parts pour Volvo.
L’offre publique de rachat lancée bientôt.
C’est officiel. Comme nous l’annoncions lundi 11 juillet 2011, Berliet Maroc s’apprête réellement à sortir de la Bourse de Casablanca après sa suspension jeudi dernier. La décision va être entérinée lors d’un conseil d’administration prévu pour aujourd’hui, 12 juillet 2011. Selon nos informations, ce retrait a été dicté par la volonté de l’actionnaire principal (Renault Trucks SA avec 61,51%, elle-même détenue à 100% par AB Volvo) de racheter la totalité des actions restantes. Il y aura donc, comme dans pareil cas, une offre publique de rachat initiée par Renault Trucks et Cadiva (elle-même filiale de Renault Trucks), qui concernera le flottant en Bourse (23,49%) et de Hakam Abdellatif Finance SA (6,52%). Cette opération devrait être bouclée avant la fin de l’année.
Au sein du groupe suédois, qui est le second constructeur mondial de poids lourds, «il n’est pas habituel de se financer via la Bourse». Pour le cas de Berliet Maroc, Renault Trucks n’avait pas de possibilité de recours puisqu’il avait intégré en 2004 le tour de table d’une société cotée depuis 1975 en rachetant 25% de son capital. Il s’agissait alors d’une situation historique pour le groupe. Avec la prise de contrôle progressive au fil du temps, le constructeur s’est offert la possibilité de retirer sa filiale de la cote puisque, à l’exception de celle-ci, aucune filiale de AB Volvo n’est en Bourse nulle part au monde. «D’autant que les exigences de la Bourse sont assez contraignantes pour le groupe», confie une source bien informée.

D’après nos sources, cette opération sonne comme une bonne nouvelle pour le management de Berliet Maroc qui y voit une aubaine, notamment en termes d’injection de cash. En effet, le constructeur de poids lourds a clôturé l’année 2010 avec de lourdes pertes pour son deuxième exercice consécutif. Ainsi, le chiffre d’affaires s’est élevé à 399,7 millions de DH, en retrait de 16,2%. Ce recul répétitif est conjugué à la poursuite de la baisse du marché du poids lourd (véhicules industriels de +3 tonnes), dont les volumes de ventes se sont repliés de 21,5% en 2010 contre un recul de 8,3% rien que pour la marque Renault Trucks. Aussi, suite à l’arrêt de plusieurs contrats de sous-traitance avec des constructeurs européens, le chiffre d’affaires industriel chute de 50,5% à 10,7 millions de DH en 2010. L’amélioration du segment «pièces de rechange» (+15%) reste toutefois insuffisante pour compenser l’impact du repli des autres activités comme en témoigne le recul du résultat d’exploitation de 81,5% à 1,6 million de DH. De ce fait, la marge opérationnelle s’amenuise de 1,4 point à 0,4%. De son côté, le résultat financier s’est détérioré de 44,9% à 1,8 million de DH.

Intégrant un résultat non courant positif de 7,8 millions de DH, une plus-value de cession de l’immobilier du site industriel (51 millions de DH), des dotations aux provisions pour risques et charges concernant le contrôle fiscal, le résultat net a atténué son déficit de -3,4 millions de DH en 2009, mais reste toujours négatif de 325.000 DH en 2010. Cela n’a pas empêché le management de distribuer un dividende unitaire de 8 DH.
Pour réduire l’impact des déréglementations des tarifs douaniers avec l’Union européenne, le groupe a «confirmé la nécessité d’ajuster les capacités de la société et de rationaliser l’outil industriel de production (adaptation des structures aux volumes) tout en conservant la maîtrise de la prestation de montage». A cela s’ajoute la réduction si nécessaire des effectifs de la société à hauteur de ses besoins pour cette année.

Une sortie peu significative
Contrairement au retrait d’ONA et SNI en 2010, la sortie de Berliet de la Bourse ne devrait avoir qu’un infime impact sur la place (peut-être psychologique?). En effet, la valeur fait partie des plus petites capitalisations de la Bourse. Elle souffre d’un manque de liquidités et d’attention de la part à la fois des analystes et des investisseurs compte tenu de sa faible capitalisation de 227 millions de DH contre 525 milliards de DH celle de la place.

L'economiste


         
 
                         
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