Balance commerciale : Le déficit commercial se creuse de 24%



Balance commerciale : Le déficit commercial se creuse de 24%
Au terme des neuf premiers mois de l'année 2011, le déficit commercial s'est creusé, sur une année, de 23,9% à 138 MMDH. Une évolution qui s'attribue à une progression des importations de 20,3% à 263,58 MMDH, rythme plus rapide que celui de 16,7% des exportations établies à 125,57 MMDH. D'où un taux de couverture situé à 47,6% contre 49,1% à fin septembre 2010.

L'accroissement des importations résulte à la fois de la hausse de 38,1% de la facture énergétique ainsi que des autres produits hors énergie, notamment le blé dont les importations ont grimpé de 76,5% à 7,09 MMDH, à noter à ce titre que le prix moyen de la tonne importée a bondi de 51,3% à 3.026DH/T. Dans ce sillage, force est de préciser que pour le blé dur, une dépréciation des stocks mondiaux d'environ 10 % est prévue pour la campagne 2011-2012, soit leur plus bas niveau enregistré depuis trois ans. Cette situation tendue du marché mondial du blé dur se traduit par des prix internationaux extrêmement élevés, se situant actuellement à plus de 660 dollars/tonne contre 300 dollars/tonne à la même période de l'année 2010, ce qui induit un prix de revient à l'importation au Maroc de l'ordre de 552 DH/ql, largement au-dessus du prix d'équilibre de 320 DH/ql permettant d'assurer un approvisionnement normal des semouleries industrielles. Par conséquent, afin de permettre un approvisionnement normal du marché intérieur en cette denrée, il a été proposé de suspendre la perception du droit d'importation applicable au blé dur, et ce, pour la période du 1er octobre au 31 décembre 2011. S'agissant de l'expansion des achats de produits pétroliers, elle s'explique essentiellement par les progressions respectives de 67,6% et de 33,4% du prix moyen et du volume importé de gasoil et fuel. Les acquisitions de produits alimentaires ne sont pas en reste. Outre le blé dont les importations ont monté en flèche, le sucre et la maïs ont enregistré une augmentation des achats de l'étranger de respectivement +67,6% et +33,4%. Par contre, les importations des voitures de tourisme ont accusé un repli de 4,2% à 6,61 MMDH. Par ailleurs, l'évolution des exportations est attribuable principalement aux ventes de phosphates et dérivés. Les ventes de ces deux produits ont progressé de respectivement +38,2% à 8,96 MMDH et +30,5% à 26 MMDH. Pour leur part, les exportations hors OCP se sont inscrites dans la même tendance.

C'est le cas notamment des ventes des articles textile et habillement (+8,9% pour les vêtements confectionnés et plus 9,2% pour les articles de bonneterie), bien qu'à un rythme moins accéléré. Il faudrait dire que la concurrence asiatique (la Chine, le Bangladesh, le Vietnam ou l'Inde) est bien rude sur le marché européen. Les mois à venir seraient encore plus difficiles suite à la contraction de la consommation vestimentaire en Europe. Ce qui induirait un impact négatif direct pour les exportateurs méditerranéens.
Un risque que seule la compétitivité par les prix et la qualité pourrait limiter. Par contre, à un moment où les exportations de voitures de tourisme sont montées en flèche de 112% à 586,8MDH, les ventes à l'étranger des poissons frais, des poissons en conserve, des agrumes et conserves de légumes se sont délestées de -13%, -23,6%, -21,1% et -3,3% respectivement.

Les recettes IDE en retrait

A fin septembre 2011, les investissements et prêts privés étrangers ont enregistré des recettes de 16,89 MMDH, en régression de 21,2% sur un an.
Les dépenses ont été limitées pour la même période à 6,3 MMDH (-69,9%), en liaison avec l'opération de cession de 64,4% du capital de Méditel (800 millions d'euros) par les compagnies Telefonica et Portugal Telecom.
Il n'en demeure pas moins que dans sa dernière édition du classement « African countries of the future», fDi Intelligence, division spécialisée du Financial Times, sacre le Maroc comme la destination la plus attractive pour les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique pour 2011-2012, détrônant ainsi l'Afrique du Sud qui occupait cette position durant trois années consécutives. 59 nations africaines ont été passées en revue, dont 13 ont fourni des informations détaillées sur leurs stratégies de promotion de l'investissement. Le Top-10 africain, mené par le Maroc, comprend l'Afrique du sud (2e), l'Ile Maurice (3e), l'Egypte (4e), le Ghana (5e), les Seychelles (6e), la Tunisie (7e), la Namibie (8e), l'Ethiopie (9e) et le Kenya (10e).


le matin


         
 
                         
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