BAM s’inquiète du taux de rejet des «traites»



BAM s’inquiète du taux de rejet des «traites»
SI les inquiétudes face au taux de rejets de chèques s’atténuent, elles sont vite ravivées face à celui des lettres de change normalisées (LCN), autrement dit les effets commerciaux.
Dans son rapport sur les instruments de paiement, Bank Al-Maghrib tire la sonnette d’alarme sur ce point! Pour l’institut d’émission, «la proportion des LCN rejetées, 17,5% en nombre demeure alarmante».
Etant donné que près de 90% des rejets correspondent à une absence ou insuffisance de provision, BAM pense sérieusement à mettre en place des mesures dissuasives et répressives à même de prévenir contre ces incidents, comme pour le chèque. Cela traduirait, semble-t-il, des difficultés de trésorerie dans les entreprises. Même si les LCN ne représentent que 7% de la répartition des échanges des moyens de paiement, soit 3,4 millions d’opérations en 2011, elles ont totalisé un encours de 101 milliards de DH.  
Autre augmentation préoccupante pour BAM, celle des rejets des avis de prélèvement échangés, d’autant plus qu’elle accompagne la progression du nombre d’opérations effectuées qui a atteint 3 millions contre 1,2 million en 2010.
Le taux de rejet de ce moyen de paiement qui représente 9% des échanges a dépassé 62% en 2011 contre seulement 47,6% en 2010. Là aussi, BAM  estime «urgent de mettre en œuvre des mesures préventives à même de faire diminuer la proportion d’avis de prélèvement rejetés pour insuffisance de provision à leur présentation au paiement».
Face à la montée des incidents pour ces deux instruments de paiement, la baisse du rejet de chèque fait figure de prouesse.
Longtemps décrié, le paiement par chèque se porte mieux. Le taux de rejet a légèrement baissé en 2011 ramené à 2,36% contre 2,41% en 2010. Le nombre de chèques rejetés n’a pas atteint 641.910 unités sachant qu’ils demeurent prépondérants dans l’ensemble des paiements scripturaux. Malgré une légère érosion, leur part en nombre s’est élevée à 53%, contre 54,5% précédemment.
Au total, les rejets pour motif de manque de provision sont les plus prépondérants. Ils représentent plus de 55% du total des rejets en 2011. Les motifs d’endos irrégulier viennent ensuite avec une proportion de 12,5%.
Globalement, le nombre de moyens de paiement scripturaux échangés ressort en progression au terme de l’année écoulée. Il s’est ainsi établi à 51,6 millions d’opérations, en hausse de 9,3% par rapport à 2010.
Selon BAM, cette progression «résulte essentiellement de la légère hausse du nombre de chèques télé-compensés, qui s’est élevé à 27,2 millions ainsi qu’à l’augmentation du nombre des virements échangés qui s’est établi à 16,1 millions».
Cependant, cette hausse en nombre cache un recul de 7,8% des montants bruts échangés. Ceux-ci se sont établis à 1.444 milliards de DH en 2011 contre 1.567 milliards en 2010. Et pour cause, le marché a été marqué par la forte baisse (43%) des virements échangés qui se sont fixés à seulement 312 milliards de DH contre 543,6 milliards l’année précédente.


         
 
                         
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