BAD : L’économie marocaine devrait atteindre 3,5% en 2017



L’économie marocaine devrait enregistrer un rebond de 3,5% en 2017 contre 1,8% pour 2016. Un taux qui se justifie par la baisse de production anticipée dans le secteur de l’agriculture (ndlr, la campagne agricole 2016-2017 s’annonce sous de bons auspices, compte tenu des dernières précipitations).

Il y a quelques semaines, le FMI a annoncé une croissance autour de 4,4% en 2017 grâce à la reprise agricole et à une meilleure performance des activités non-agricoles. Elle devrait se stabiliser autour de 4,5% à moyen terme, sur la base de la mise en œuvre des réformes en cours. Pour la BAD, l’investissement public est un des moteurs du dynamisme économique du pays. De grands projets d’infrastructure sont à l’oeuvre dans les ports, les chemins de fer et les réseaux routiers, de sorte à intégrer le pays dans l’économie mondiale, à dynamiser son intégration territoriale et à réduire les inégalités. Pour l’instant, il n’est pas assez relayé par le secteur privé. L’investissement direct étranger au Maroc avait progressé de 6,8% fin novembre 2015 (en glissement annuel) pour atteindre plus de 3,2 milliards d’euros. La stabilité politique, les nombreux projets d’investissement dans le développement des infrastructures, la proximité de l’Europe et la croissance rapide de la demande intérieure sont autant de facteurs qui ont encouragé les IDE. En dépit de la nécessité de maîtriser le déficit, les investissements publics devraient se maintenir à des niveaux comparables à ceux de 2015.

Le secteur de l’éducation devrait bénéficier de près d’un tiers des ouvertures de postes prévues dans la fonction publique.Le Royaume fera mieux que ses voisins maghrébins comme la Tunisie (2,4% en 2017) et l’Algérie (3%). La croissance du PIB à Alger devrait fléchir à 3,4% en 2016, suite aux mesures que les autorités entendent prendre pour limiter les pressions inflationnistes. Les perspectives économiques pour Tunis restent fortement tributaires des capacités du gouvernement à améliorer les conditions sociales et de sécurité. Les investissements devraient atteindre 18,5% du PIB en 2016, un niveau toujours bien en deçà des 21,9% de 2014, et ce, malgré la forte mobilisation d’investissements directs étrangers.

Lors de la récente Conférence internationale de l’investissement Tunisia 2020, des promesses et des engagements fermes de la part des Etats partenaires et des bailleurs de fonds ont été formulés. La Tunisie a pour objectif d’atteindre un rythme de croissance annuel moyen de 4% pour la période 2016-2020 (vs 1,5% par an entre 2011 et 2015).

L’Egypte est en train d’accélérer sa croissance (de 4,3 à 4,5%). Elle est impulsée par de nouveaux investissements dans les secteurs pétrolier et gazier et la croissance des investissements publics. Les principaux éléments des réformes politiques du gouvernement sont l’entrée en fonction du système de rationalisation des subventions (carte à puce), la seconde phase d’augmentation du prix de l’essence, l’instauration de la TVA et l’amélioration de la performance des dépenses budgétaires. Globalement, la croissance régionale en Afrique du Nord se fera autour de 3,8% l’année prochaine.

La BAD a consacré tout un volet à la politique de la dette. Ainsi, les niveaux de la dette publique par rapport au PIB varient en Afrique du Nord, bien que la contribution de la dette à la viabilité de la politique économique soit problématique. A titre d’exemple, la Libye affiche un faible niveau d’endettement, mais la disponibilité de ressources pour financer les dépenses courantes reste pour le moins incertaine.

L’Algérie, dont le niveau d’endettement est négligeable, éprouvera des difficultés à financer les dépenses publiques dans un avenir proche, en particulier si les cours du pétrole ne repartent pas à la hausse.

Le Maroc et la Tunisie affichent tous deux un endettement modéré, mais la part importante de la dette intérieure du Maroc devrait le prémunir en partie contre les chocs extérieurs. Les tout derniers rapports de Bank Al-Maghrib et du FMI concluent que la dette publique du Maroc restera soutenable à moyen terme.
Etant donné que les trois quarts environ de l’encours de la dette sont d’origine intérieure (47,9% du PIB contre 15,7% pour la dette extérieure), l’impact des fluctuations des taux de change est négligeable. D’autre part, 78,8% de la dette extérieure sont libellés en euros, de sorte que les augmentations de la dette découlant d’une dépréciation de la monnaie seraient compensées par une amélioration des mesures incitatives aux exportations nécessaires pour financer le service de la dette. L’assainissement budgétaire et une gestion active de la dette ont permis de réduire le taux d’intérêt moyen de 5,1% en 2010 à 4,4% en 2014, tandis que l’échéance moyenne passait de 5,7 ans à 6,5 ans. A 81,3% en 2015, le niveau de la dette publique augmente à un rythme qui menace les finances publiques en cas d’«accident» d’une grosse entreprise publique, selon la Cour des comptes. En volume, elle est passée à 807 milliards de dirhams en 2015 contre 743 milliards un an plus tôt, soit 64 milliards de dirhams de plus en l’espace d’un an.

Système bancaire privé: Le Maroc un bon élève

Le climat des affaires de la région s’est quelque peu amélioré en 2015. L’embellie se traduit par une meilleure stabilité politique en Egypte, ainsi que des avancées dans la mise en oeuvre des programmes de réforme en Mauritanie, au Maroc et en Tunisie, selon la BAD. Les systèmes financiers des pays nord-africains restent de taille modeste dans la majorité des pays. Ils sont dominés par l’inefficacité des banques du secteur public, à l’exception notable du système bancaire privé du Maroc, qui apparaît solide et diversifié. En revanche, les pays d’Afrique du Nord ont obtenu de grandes avancées dans l’efficacité et la transparence de l’administration du secteur public. Même si la région ne soutient pas la comparaison avec d’autres dans les classements internationaux relatifs à l’administration du secteur public, où sa performance paraît au mieux médiocre. Le gouvernement marocain a élaboré des dispositions légales et apporté des améliorations technologiques pour renforcer la prestation des services publics. Toutefois, en Libye, la violence et la concomitance de deux administrations ont dévasté le secteur privé et rendu la gestion du secteur public inefficace.



leconomiste.com




 


         
 
                         
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