Autoroute El Jadida-Safi : Le marché sera attribué mardi prochain



Autoroute El Jadida-Safi : Le marché sera attribué mardi prochain
 FAUX départ pour l’attribution du marché de l’autoroute El Jadida-Safi. La commission d’ouverture des marchés publics ne s’est finalement pas réunie comme prévu mardi 21 février. Les soumissionnaires n’ont été avisés du report que la veille. Par conséquent, «les plis n’ont pu être déposés auprès d’Autoroutes du Maroc (ADM)», confirme un soumissionnaire.  Selon des opérateurs, un problème administratif pourrait être à l’origine de ce report à moins que la tutelle n’ait retardé l’attribution de ce marché pour faire appliquer la préférence nationale.
Rappelons que Aziz Rabbah, ministre de l’Equipement et du transport, a promis de rendre systématique l’application de la préférence nationale en faveur des entreprises marocaines pour tous les marchés qui relèvent de son département. Il a d’ailleurs rappelé sa promesse une nouvelle fois lors des premières escales dédiées au transport et à la logistique. D’ailleurs, le ministre a pris à témoins Bouchaïb Benhamida et Moncef Ziani, respectivement président de la Fédération du BTP et de la Fédération du conseil et de l’ingénierie (FMCI).
Renseignement pris auprès de ADM, «le report de l’ouverture des plis est intervenu à la demande de quelques entreprises, essentiellement étrangères, qui souhaitent finaliser leur offre financière». La commission chargée de l’ouverture des plis se réunira finalement mardi 28 février pour examiner les offres techniques et financières des soumissionnaires. A ce jour, 21 entreprises individuelles et groupements d’entreprises ont été présélectionnés parmi 29 candidatures.
De sources internes à ADM, le report n’a rien à voir avec la volonté du ministre de faire respecter la préférence nationale. D’autant plus que le projet avait fait l’objet d’études de faisabilité bien avant la nomination de Rabbah. Plus encore, les bailleurs de fonds potentiels, en l’occurrence la Banque européenne d’investissement (BEI) et le Fonds arabe pour le développement économique et social (Fades), ont déjà procédé à des missions d’évaluation du projet d’autoroute.
Longue de 141 km, l’autoroute El Jadida-Safi nécessitera un budget estimé à plus de 4 milliards de DH. Le marché sera attribué mardi 28 février et le chantier devrait démarrer l’été prochain, au plus tard.
Les professionnels du BTP craignent que la construction de l’autoroute El Jadida-Safi ne soit attribuée à une société étrangère. D’autant plus que depuis l’inauguration du tronçon Fès-Oujda et un an auparavant celui de Marrakech-Agadir, c’est la dernière section de l’armature autoroutière, qui s’élève à 1.800 km à l’horizon 2015. Par conséquent, les professionnels nationaux veulent leur part du gâteau. Et pour cause. «En raison de la concurrence déloyale des sociétés étrangères, les grandes entreprises marocaines sont obligées de casser les prix pour décrocher des marchés. Le fait que les sociétés étrangères soumissionnent même aux petits marchés pousse les PME à se livrer une concurrence rude», explique Abdelaziz Dahbi, président de l’Association marocaine des routes (AMR)». Or, les professionnels nationaux ont beaucoup investi en matériels et en ressources humaines. De nombreuses entreprises de BTP ont d’ailleurs saisi à maintes reprises les autorités de tutelle au sujet de leur situation financière. L’objectif était de décrocher environ 65% des marchés publics à l’horizon 2012. Le but est loin d’être atteint. «La part réservée aux entreprises marocaines dans le projet de TGV, par exemple, ne dépasse guère les 8%. Au total, la part marocaine dans les six axes autoroutiers est d’à peine 29%», affirme un opérateur. Par ailleurs, «dans le meilleur des cas, les carnets de commandes s’achèvent au 31 décembre 2012», ajoute l’opérateur. Or, les échéances des crédits d’investissement vont au-delà de 2015. Sans oublier les charges salariales et sociales. Autre argument et non des moindres, les professionnels estiment à 7 milliards de DH les sorties de devises générées par l’attribution des marchés publics aux sociétés étrangères.

Dumping!

PLUSIEURS sociétés étrangères avaient décroché des marchés publics, avant de mettre la clé sous le paillasson. C’est le cas notamment du portugais Conduril, chargé de réaliser le triplement de l’autoroute Casablanca-Rabat. Le marché lui ayant été attribué en raison de son offre jugée «anormalement basse» par ses concurrents. Les professionnels du BTP n’ont de cesse de dénoncer le dumping et la casse des prix de la part de certains adjudicataires étrangers. De plus, crise économique oblige, des sociétés européennes sont tentées de percer à n’importe quel prix le marché national. Le matériel est importé en admission temporaire et réexporté une fois les chantiers achevés, alors que les nationaux sont obligés de payer au prix fort l’acquisition de leurs équipements. Ce qui grève lourdement leur trésorerie.


l'economiste


         
 
                         
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