Augmentation des salaires : Avis d'un spécialiste

spécialiste



Un bon dirigeant doit pouvoir expliquer les motivations d’une hausse ou d’un gel des salaires.

Avis de Karim El Ibrahimi, DG du cabinet RMS Conseil
 
L’année 2016 a été difficile sur le plan des affaires. Il est clair que cette période est marquée par la réduction des charges et la préservation des acquis. Si augmentation il y a, elle sera symbolique car il faut tout de même récompenser les efforts des uns et des autres.

Toute politique de rémunération doit être gérée d’une façon exemplaire et avec toute la prudence nécessaire afin de ne pas dégrader l’engagement à long terme des collaborateurs.

Le moment le plus propice à une demande d’augmentation dépend de la situation de l’entreprise. Elle doit être dans une période faste, c’est-à-dire que ses résultats doivent être confortables. L’employeur ne peut accepter d’augmenter un salarié si l’entreprise se trouve dans une période creuse. A moins que cela n’ait été prévu ou que ses résultats personnels soient très significatifs.

Les augmentations de salaires peuvent également être envisagées lors des périodes d’essai. Lorsque la nouvelle recrue est titularisée, la revalorisation du salaire peut dès lors être envisagée.

Par ailleurs, la différence de traitement entre les performants et les hauts potentiels peut effectivement susciter débat entre ceux qui souhaitent donner à tous les salariés les mêmes augmentations ou les mêmes bonus afin de sauvegarder la « cohésion sociale » et ceux qui préfèrent accentuer encore plus qu’en temps normal la différentiation par la performance et la compétence quand ils sont obligés de faire des arbitrages budgétaires.

Plutôt que de répartir les éventuelles réductions de budget uniformément sur l’ensemble des collaborateurs, il est essentiel d’identifier, de différencier et de récompenser les meilleurs performeurs et les talents.

Démotiver les collaborateurs les plus performants en cette période peut avoir un impact négatif considérable sur les résultats de l’entreprise.

Ce sont les compétences les plus sollicitées par les concurrents que l’entreprise risque de perdre. Imaginez toutes les approches possibles pour retenir les meilleurs, en étant par exemple très discriminant sur les bonus annuels et ainsi être en mesure de verser aux plus performants un montant équivalent à leur contribution et des augmentations de salaires rétribuant leurs compétences.

Mais le plus important dans cette affaire est de communiquer sur ces budgets d’augmentation.

C’est le fait d’avoir une discussion constructive sur la situation de l’entreprise, l’évolution des budgets, la refonte des objectifs, les prévisions d’augmentation, le report ou pas des bonus…. Les collaborateurs, dans leur ensemble, sont préoccupés par le contexte économique.

Par conséquent, le dirigeant  doit pouvoir fournir des informations factuelles sur la situation de l’entreprise, les démarches enclenchées pour faire face à la crise et ce que cela signifie pour eux en termes de salaire. Une telle approche aidera à dissiper les craintes et à étouffer les possibles rumeurs.


lavieeco.com


         
 
                         
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