Assises de l’industrie : Offshoring, automobile, aéronautique… les locomotives



Assises de l’industrie : Offshoring, automobile, aéronautique… les locomotives
Des craintes sur la mise à niveau des PME.
Des conventions signées aujourd’hui.

Un an après la signature du Pacte pour l’Emergence industrielle, un bilan d’étape s’impose. Des secteurs enregistrent des progrès, d’autres sont à la traîne. Les assises de l’industrie qui se tiennent ce mercredi 7 avril à Casablanca vont permettre d’en débattre et de rectifier le tir. Les conventions qui seront signées aujourd’hui devraient donner un nouvel élan à la politique industrielle. Une politique qui cible des secteurs où le Maroc peut se positionner au niveau international. Mais cela nécessite une main-d’œuvre qualifiée. Ainsi, des plans de formation ont été lancés et des écoles dédiées à certains secteurs.

L’offshoring, un des piliers du Pacte pour l’Emergence industrielle, connaît des avancées importantes. Plus d’une cinquantaine d’entreprises ont manifesté leur intérêt de s’implanter dans les zones dédiées. A Casanearshore, 38 entreprises sont déjà installées et 7.000 emplois créés. La première tranche de ce site est entièrement livrée et la seconde est réservée à hauteur de 97% par 10 clients. Rabat Technopolis a également attiré 17 entreprises et créée 3.000 emplois. Les perspectives de développement du secteur restent donc favorables avec un chiffre d’affaires sectoriel de plus de 20 milliards de DH et 100.000 emplois à l’horizon 2015.

Dans l’automobile, Renault joue le rôle de locomotive. A côté des emplois qui seront générés de manière directe et indirecte, le projet du groupe permettra au Maroc de mettre en place les bases d’une vraie industrie d’équipements automobile à même de fournir la demande locale et étrangère. Le secteur de l’aéronautique connaît aussi un véritable essor. Quelque 90 opérateurs de référence internationale y opèrent. En 2009, ce secteur a réalisé un chiffre d’affaires de 750 millions d’euros, soit plus de 8 milliards de DH.

Côté foncier, les plateformes industrielles intégrées permettront aux investisseurs d’avoir une meilleure visibilité. Au total, 22 P2I sont prévues dont une dizaine a été lancée. Seul bémol, le textile où des retards sont enregistrés par rapport aux programmes qui lui sont dédiés. Des craintes demeurent, aussi, par rapport à la mise à niveau des entreprises. De fait, les mécanismes sont là, mais encore faut-il que les PME s’y intéressent.

leconomiste.com
Mercredi 7 Avril 2010


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