Assises de l’agriculture : Production de céréales record



Assises de l’agriculture : Production de céréales record
«CINQ ans après son lancement, le Plan Maroc vert (PMV) en est à la moitié de ses réalisations. Il a permis d’améliorer les revenus de plusieurs milliers de petits agriculteurs, et de donner une grande impulsion au secteur en général en encourageant l’investissement productif et boostant les différents chantiers».

Dans sa présentation devant le Souverain et son invité le président gabonais, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, a dressé, hier, à l’occasion de l’ouverture des 6es assises de l’agriculture à Meknès (voir aussi notre dossier spécial en pages centrales), le bilan d’étape du PMV, en insistant sur la continuité des projets prévus dans le cadre du PMV.
Une vision stratégique qui a mobilisé une enveloppe de 12,3 milliards de DH via des accords de partenariats, financés, entre autres, par le MCC.

Akhannouch a aussi fait état de la campagne agricole qui se déroule dans de bonnes conditions, grâce à un climat clément. A mi-avril 2013, le cumul pluviométrique national avoisinait les 434 mm, en augmentation de 27% par rapport à une année normale et de 91% par rapport à la campagne précédente (2011/12) à la même date. «Nos barrages ont enregistré un taux de remplissage de 92%», se réjouit le ministre. Ce qui se traduira aussi par une production record pour les céréales qui devraient atteindre les 97 millions de qx, dont 52 millions de qx de blé. Idem pour le couvert végétal de fin mars début avril qui affiche un état satisfaisant suite à un mois de mars doux et un record en matière de pluviométrie (100 mm). Il en est de même pour la production viandes.

En marge des assises, quatre nouvelles conventions relatives au développement du secteur agricole et à la promotion des filières de production ont été signées. Elles réunissent, d’une part, le gouvernement et, d’autre part, des partenaires publics et privés. Le premier accord (2013-2020) vise le développement des filières sucrières. Cela passera par l’extension progressive des superficies réalisées annuellement en cultures sucrières de 70.600 ha pour atteindre 105.700 ha dont 77.500 ha de betterave à sucre contre 54.200 ha et 28.200 ha de canne à sucre contre 16.400 ha. L’accord prévoit notamment l’amélioration des rendements pour atteindre une moyenne de 64 t/ha contre
54 t/ha pour la betterave et de 80 t/ha contre 66 t/ha pour la canne à sucre, et l’amélioration du rendement en sucre à l’hectare à 11 t/ha contre 8,5 t/ha pour la betterave et 9,6 t/ha contre
7,2 t/ha pour la canne à sucre.

La mise en œuvre du contrat-programme nécessitera la réalisation d’un programme d’investissement estimé à 7,64 milliards de DH dont la contribution financière de l’Etat est évaluée à 2,04 milliards de DH.

La deuxième convention concerne les cultures oléagineuses. Elle prévoit l’extension et la diversification progressives des superficies réalisées annuellement pour atteindre 127.000 ha et une production d’huile alimentaire de 93.000 t en 2020 contre une moyenne de 8.000 t actuellement. Le coût de la mise en œuvre des actions prévues dans le cadre de ce contrat programme s’élève, à l’horizon 2020, à près de 421 millions de DH dont 117 millions de DH au titre de la contribution de l’Etat.
L’autre accord avalisé en présence du Roi est celui visant à promouvoir le pompage solaire dans les projets d’économie d’eau en irrigation.
Cette promotion est impulsée par les coûts de plus en plus compétitifs des technologies de pompage par plaques photovoltaïques. D’autant plus que le Maroc jouit d’un gisement solaire considérable avec plus de 3.000 heures par an d’ensoleillement, soit une irradiation de près de 5 k
Wh/m2/jour. Financé en totalité par l’Etat avec un budget de 400 millions de DH, ce projet s’étalera sur 3 ans reconductibles. Enfin, la dernière convention entend dynamiser le marché des engrais. Les partenaires, à savoir le ministère de l’Agriculture et le Groupe OCP SA s’engagent à augmenter de la consommation d’engrais au Maroc grâce à des actions de promotion et de conseil agricole.
L’objectif à atteindre à l’horizon 2020 est l’utilisation de 1,04 million d’unités fertilisantes «UF», soit un accroissement d’environ 136% (situation actuelle: consommation moyenne d’environ 440.000 UF) et une consommation moyenne de 900.000 tonnes d’engrais).

A la conquête du Gabon


Invité de marque de ces 6es assises, Ali Bongo veut encourager le partenariat Sud-Sud. Le président de la République du Gabon a d’ailleurs appelé ouvertement, lors de son allocution, les investisseurs marocains à venir conquérir les 5,2 millions d’hectares de terres gabonaises propices à l’agriculture mais jusque-là inexploitées.
Outre l’exode rural, le Gabon souffre d’un déficit de RH en matière d’agriculture. Sa production étant peu valorisée, le pays importe annuellement plus de 60% de ses besoins alimentaires pour une valeur de 450 millions d’euros. «Avec un taux de croissance annuel de 6% et un classement en 3e rang en termes de PIB en Afrique subsaharienne, le Gabon aura un avenir prometteur. Pour cela, nous devons travailler de concert avec le Maroc, bâtir des économies solides et pérennes et créer des partenariats fructueux et multiformes, notamment dans le domaine agricole», souhaite Bongo.


Youness SAAD ALAMI, L'economiste



         
 
                         
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