Agroalimentaire: Développer une stratégie d'exportation aux Etats-Unis

Développer une stratégie axée sur un segment de clientèle.
S’informer sur les opportunités et les procédures d’export.
Le pays de l’Oncle Sam, 3e partenaire commercial du Maroc.



Agroalimentaire: Développer une stratégie d'exportation aux Etats-Unis

Pour bon nombre d’opérateurs économiques, le marché américain de l’agroalimentaire est hors de portée. «Je ne suis pas de cet avis», déclare d’emblée Najib Layachi, directeur à l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (Eacce), lors de la conférence organisée, mardi 20 novembre, par la Chambre de commerce américaine (AmCham). Une rencontre axée sur les opportunités d’exportation de produits agroalimentaires sur le marché américain à la faveur de l’accord de libre-échange avec le Maroc. «Il est clair qu’on ne peut pas s’attaquer au marché américain comme on le ferait pour le marché européen. Mais pour exporter aux Etats-Unis, il faut de la préparation et beaucoup de patience», ajoute Layachi. La préparation pour aborder le marché américain commence déjà au Maroc. Concrètement, il s’agit de s’informer sur les opportunités d’exportation, la réglementation et la procédure en vigueur, en prenant attache avec les organismes spécialisés, notamment l’AmCham, l’Onssa ou encore l’Eacce. Avec plus de 300 millions de consommateurs, le marché américain est très attractif. En effet, la population américaine se caractérise par sa diversité raciale, religieuse, géographique, socioprofessionnelle, ainsi que son pouvoir d’achat assez élevé. Ce qui représente autant de possibilités de segmentation pour les exportateurs nationaux. Un seul Etat tel que la Californie détient le même niveau de PIB que la France. Quant au Texas, il peut sa targuer de détenir presque le même PIB que le Canada. «Si les exportateurs nationaux ciblent seulement le Texas, ils auront décroché le gros lot», explique en substance Rabia El Alama, directrice de l’AmCham. En fait, il n’existe pas un marché labellisé «US Market», mais plusieurs marchés. Des marchés qui peuvent être approchés chacun selon une démarche différenciée. Le pouvoir d’achat des populations blanches, qui sont majoritaires (200 millions de personnes), s’élève en moyenne à 46.300 dollars par an. Celui des Afro-Américains varie autour de 33.600 dollars par an. Quant aux Asiatiques, leurs revenus annuels est évalué à environ 53.600 dollars. Les dépenses alimentaires viennent en troisième position et représentent environ 13,6%. Au total, les importations américaines de produits alimentaires représentent en moyenne 80 milliards de dollars. «L’agrobusiness représente beaucoup d’opportunités d’exportations pour les opérateurs nationaux. Pour cela, il faut adopter une stratégie adéquate et cibler le bon segment. De plus, les exportateurs devraient faire la promotion de leurs produits dans les salons, tels que le Fancy Food Show», affirme El Alama. L’un des segments majeurs pouvant être ciblés en priorité reste le marché ethnique. Pour l’heure, sa taille est estimée à environ 2,2 milliards de dollars. Selon Matthews Nussbaum, consultant auprès du programme Compétitivité économique du Maroc (MEC), «ce marché devrait progresser de 14% au cours des 4 prochaines années».
Autre clé pour aborder le marché américain, la création d’un site e-marchand en anglais, mais aussi en espagnol, car la communauté hispanique représente tout de même 45 millions d’habitants.

Le commerce aux Etats-Unis est très réglementé. Plusieurs agences sont chargées de procéder à des contrôles stricts à différents niveaux, sans oublier la puissance des associations de protection des consommateurs. Parmi ces structures, la FDA, l’USDA, le CBP, l’EPA, l’APHIS… Les exportateurs nationaux ont déjà souscrit des certifications de qualité et de sécurité. Cela constitue un bon début pour approcher le marché américain, mais ce n’est pas suffisant. De par sa taille, il est difficile d’appliquer un contrôle systématique. A peine entre 5 et 15% des produits importés sont contrôlés.

Du coup, les opérateurs devraient procéder à tous les contrôles sanitaires nécessaires avant d’exporter aux Etats-Unis. «Les importateurs américains tiennent à éviter tout risque avant l’entrée des produits en sol américain. En outre, Layachi recommande de dématérialiser toutes les procédures. L’objectif étant de gagner du temps aux niveaux des opérations d’exportation.

2,5 milliards de dollars

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange (ALE) entre les deux pays, les échanges commerciaux ont augmenté. A fin septembre dernier, ils ont atteint 2,5 milliards de dollars. Ce qui fait des Etats-Unis le troisième client et le troisième fournisseur du Royaume. Les exportations marocaines vers les Etats-Unis se sont montés à 700 millions de dollars. Parmi les produits exportés figurent l’huile d’olive et les olives. Le Maroc exporte également des clémentines, des sardines, du couscous, du chewing-gum, de la tomate en poudre…

 

Hassan EL ARIF, L'economiste



         
 
                         
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