Administration électronique : Peu d'administrations ont développé de véritables e-services



Toutefois, le chemin à parcourir est encore long. C'est ce qu'on peut retenir d'un guide qui vient d'être réalisé et publié par la CGEM sur l'e-gov au service des opérateurs marocains. En fait, selon les auteurs de ce travail, le recueil des procédures d'administration électronique destinées aux entreprises, actuellement en exploitation ou en cours de développement fait ressortir que "peu d'administrations ont développé de véritables e-services". Ce qui fait dire à Abderrahman Riad, président de la Commission e-entreprise à la CGEM, que "par rapport à la communauté internationale, nous sommes en phase embryonnaire pour ce qui est du développement des NTIC". Pour ce même responsable, le vrai point de départ d'un tel développement reste la prise de conscience des opportunités offertes par les technologies numériques. En fait, rappelle-t-on dans ce guide, la mise en place de l'administration en ligne revêt un caractère incitatif, représente des enjeux importants de modernisation et de qualité de services (…) et "profitera surtout aux opérateurs économiques et investisseurs avec plus de transparence et une plus grande rapidité de fonctionnement".

Ce programme n'est pas au point mort puisqu'il a accumulé des réalisations qui devront être améliorées. Ainsi, rappelle le guide, au départ, le problème commun des portails des administrations et de leurs services en ligne a été la mise à jour régulière. "Un site administratif en ligne, qui est parfois inopérant avec des problèmes d'actualisation, des courriers qui ne fonctionnent pas, traduit un laxisme de la part des responsables chargés de l'entretien des sites et pousse à des réactions de rejet de la part des utilisateurs potentiels", explique-t-on. Par contre, ajoute-t-on, actuellement, quasiment toutes les administrations se sont dotées de départements dédiés à la promotion du «e-gov». Cela s'est traduit, précise-t-on, par un perfectionnement visible au niveau de leurs portails et de leurs services en ligne. Pour une amélioration continue de ces sites, les auteurs de ce travail suggèrent de les doter de rubriques «amélioration» et de faire appel aux utilisateurs pour le perfectionnement des sites.

De même, on recommande aux opérateurs économiques de profiter pleinement des services en ligne pour gagner en productivité et en compétitivité. Pour cela, on estime que le lancement de campagnes de promotion et de sensibilisation bien conçues pourrait les inciter à une telle utilisation. D'ailleurs, en plus de mettre en lumière les efforts du «e-gov» en faisant un focus sur les services les plus importants pour les entreprises, ce guide a pour ambition, selon A. Riad, de contribuer à cette sensibilisation. "Ce guide est un outil informationnel pour mettre en lumière, à travers les exemples cités, l'e-administration et encourager ainsi les opérateurs marocains, notamment les PME, à communiquer virtuellement avec les administrations publiques et semi-publiques", précise-t-on. Le guide a cité comme exemples les portails de la Direction générale des impôts (DGI), de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), de l'Administration des douanes et impôts indirects (ADII) et de l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC).

Success stories
L'année 2006 représente un tournant dans l'évolution des TIC (Technologies de l'information et de la communication) au Maroc, y compris au niveau des services e-gov, ont estimé les auteurs de ce guide. En effet, la DGI a mis au service d'une certaine catégorie de ses contribuables la télédéclaration et le télépaiement de la TVA. Après, la DGI a mis en ligne la télédéclaration de l'IS en 2007 et le télépaiement de l'IS depuis le 1er septembre 2008. De son côté, ajoute-t-on, la CNSS, devenue de facto le premier assureur du pays, "a réalisé des avancées remarquables sur le plan de la qualité du service, du respect des engagements et du professionnalisme vis-à-vis de ses affiliés et de ses assurés qui sont au coeur de sa stratégie". L'ADII propose également un ensemble de services dématérialisés qui permettent aux utilisateurs d'effectuer en ligne leurs démarches douanières. L'OMPIC n'est pas en reste. En fait, cet Office a mis à la disposition des entreprises une panoplie de rubriques sur son portail. "Le développement des services en ligne de l'OMPIC constitue l'un des premiers succès de la stratégie gouvernementale Vision 2010", estime-t-on. L'Office, explique-t-on, avait, en effet, automatisé, dès 1998, la gestion des enregistrements des titres de propriété industrielle et introduit, peu de temps après, la possibilité d'effectuer en ligne des recherches sur l'état de la technique pour les demandes de brevets ainsi que des recherches d'antériorité sur les marques, dessins et modèles industriels. Dans un souci de rapidité, de transparence et de disponibilité, ajoute-t-on, il a choisi d'étendre désormais ces services à la mise en ligne du dépôt, de la consultation et de la recherche des noms commerciaux et des marques.

lematin.ma


         
 
                         
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