6 astuces pour devenir patient avec les autres



Quand nous en venons à choisir la voie de la patience, nous faisons vite de nous confondre à des bêtes. Celui qui refuse de réagir est une bête, il se fait piétiner mais il ne réagit pas. Il se fait exploiter chaque jour mais il ne sait pas se défendre.

Mais c’est une erreur de penser que celui qui choisit la patience ou le silence est bête. La sagesse du roi Salomon nous enseigne que l’insensé qui choisit le silence peut ainsi prétendre à la sagesse. Comprendre les autres, être patient avec leurs personnes et leurs méthodes, voilà des caractéristiques que l’on remarque chez les gens capables d’influencer les autres. Si devenir patient avec les autres est un défi à relever pour vous, voici six recettes pour y arriver.

Si vous exigez 4 de vous, exigez 1 des autres

Nous devenons rapidement impatient avec les autres quand nous pensons qu’ils mettent plus de temps qu’il ne faut. Nous devenons impatient avec les autres quand nous attendons d’eux qu’ils en produisent plus qu’ils n’en sont capables. Mais cette impatience redouble encore quand nous faisons de nos compétences (ce que nous pouvons faire) et de nos performances (nos résultats) les critères à partir desquels nous mesurons les capacités et les résultats des autres.

Si vous voulez devenir patient envers les autres, admettez qu’ils puissent être moins capables, moins compétents et moins performants que vous. N’attendez-vous pas à ce qu’ils le fassent aussi vite, aussi bien que vous. Ne pensez pas non plus que vous devriez vous mettre à leur place parce qu’ils seraient incapables ; rappelez-vous le chemin que vous avez fait pour atteindre le niveau auquel vous êtes ; rappelez-vous les expériences que vous avez vécues et donnez aux autres le temps et l’occasion de faire votre chemin, de bénéficier de vos expériences, de vos conseils pour venir à en produire autant que vous.

Si vous avez tort, taisez-vous d’abord et présentez vos excuses ensuite

Ils n’ont pas raison mais ils ont honte de ne pas avoir raison et pour eux la meilleure manière de ne pas essuyer cette honte c’est de parler, de crier, de rejeter la faute sur quelqu’un d’autre, de trouver quelque explication autre que celle qui pourrait se trouver en eux. Ils refusent délibérément de comprendre les autres. Ceux qui se comportent ainsi refusent de faire preuve d’humilité mais le pire c’est qu’ils s’attendent à ce que les autres se montrent humbles. J’avoue que c’est une chose qui m’arrive très souvent, surtout en couple où je fais trop souvent recours à ma subjectivité plutôt qu’à l’objectivité. Mais ceci arrive les jours où je refuse de faire le précieux pas du repentir qui libère de l’ulcère de l’infamie. Quand je me comporte ainsi non seulement je me blesse profondément (avec une grande honte interne quand je prends le recul) mais je vois également que l’autre est détruit par mon orgueil.

La meilleure manière de devenir plus patient et plus compréhensif avec les autres, c’est de savoir reconnaître ses torts ; le grand secret « savoir demander pardon même quand on a partiellement raison ». Ce que l’autre essaie de démontrer ce n’est pas forcément qu’il a raison sur toute la ligne mais que vous avez aussi votre part de responsabilité. Pour sortir de l’impatience, il suffit d’admettre sa part de responsabilité. « Quoi qu’il en soit, j’admets que je ne devrais pas parler ainsi et je regrette profondément de t’avoir blessé ». Après avoir dit cela, regarder le visage de l’autre ; il vous dit « Je reconnais que moi non plus je n’ai pas complètement raison ». N’attendez-vous pas à ce qu’il reconnaisse expressément son tort ; son visage ne peut le cacher ; c’est alors que la lueur de la réconciliation rejaillit.

Si vous avez raison, taisez-vous

Si un homme tue votre père et que vous tuer son père à votre tour, s’il porte plainte en justice avant vous, on vous enfermera avant de l’enfermer éventuellement. C’est une réalité juridique valable dans plusieurs pays. Un homme a parfaitement raison mais dans son effort pour démontrer qu’il a raison, il perd sa raison. Qu’est-ce qui s’est passé ? Il a refusé de se taire ; il refuse de paraître bête. Même quand les autres savent pertinemment qu’ils ont tort, ce qui les pousse souvent à le refuser c’est la manière dont nous essayons souvent de démontrer que nous avons raison.

Je crois que c’est une bêtise d’avoir raison et de mal le démontrer au point de paraître ou de finir par avoir tort. La meilleure manière de démontrer qu’on a raison, c’est de se taire. Vous gardez alors votre raison intacte. Un fournisseur a manqué d’honorer à ses engagements envers son client ; celui-ci le traduit en justice en vertu du contrat de vente qui les lie. Le fournisseur reconnaît avoir dénoncé le contrat mais regrette que son client n’ait pas choisi la voie amiable. Si vous avez raison et que vous ne pouvez vous taire pour l’une ou l’autre raison (et ça peut arriver ; l’autre doit être informé de son infraction) alors faites le pas amical. Il est salvateur. « Mon ami, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais je constate avec regret que vous n’avez pas honoré à vos engagements ; après réflexion je me suis dit qu’il doit y avoir une explication pertinente à cela ; alors je me rapproche de vous pour mieux comprendre ».

Refusez d’avoir raison

Sincèrement, il m’arrive de ne pas être sûr si j’ai raison ou tort et d’engager la discussion pour tenter de me rasséréner par l’argumentation ou l’aveu de l’autre. Dans 100% des cas, la discussion se révèle inutile et désastreuse. A l’opposé quand je commence par supposer que je n’ai pas raison, je découvre que je n’ai rien fait pour aider l’autre à éviter de tomber en erreur. Je devrais être masochiste pour me comporter ainsi. Un homme sage me confia ceci un jour « l’adultère n’est tolérable sous aucun prétexte mais si un jour votre conjoint commet une infidélité – sachez que tout a commencé avec vous ». Depuis ce jour-là quand je vois que l’autre s’est mal comporté, je commence à me demander si je n’ai pas quelque chose à y voir. Pourquoi un homme qui vient de refouler sa femme devrait-il lui reprocher d’aller se jeter dans les bras d’un prétendant qui lui faisait des avances depuis des années ? La femme a-t-elle fait preuve de faiblesse ; mais l’homme aura donné l’occasion à cette faiblesse de se manifester. Le père n’a pas été là pour l’éducation de ses enfants ; il se désole qu’ils soient devenus délinquants, imaginez que son fils lui rappelle qu’il n’a pas été là ?

Quand nous savons pertinemment que nous avons raison et que nous allons à la rencontre de l’autre, nous lui évitons de se perdre dans ses torts. Quand vous êtes sûr d’avoir raison là où l’autre a tort, remontez à la source du tort de l’autre. Peut-être que c’est là que vous n’avez pas raison ; dès lors vous le comprenez plus facilement. Vous vous en voulez même. On a plus tort d’avoir été à la base du tort de l’autre qui vous donne raison.

Donnez l’occasion à l’autre de s’expliquer

« Si tu me l’avais expliqué ainsi je ne me serais pas emporté ». Non tu ne devrais pas t’emporter. Accepteriez-vous qu’un juge vous condamne à la chaise électrique, que vous soyez exécuté avant qu’il ne vérifie votre culpabilité, qu’il ne vous donne la parole ? Quelqu’un a dit que le temps passé en prison ne se reconstruit jamais quel que soit le montant de votre dédommagement pour erreur judiciaire. La même situation se présente quand nous attaquons l’autre parce que nous avons appris qu’il a tort et ce sans avoir sa version des faits. Les excuses que nous présentons après quand nous nous rendons compte de ce qu’il avait pleinement raison ne suffisent jamais à panser et à cicatriser ses frustrations.

« J’ai une situation à gérer et il m’a été donné d’avoir des informations suivant lesquelles ta responsabilité serait impliquée. Mais je me suis dit qu’il fallait que je prenne d’abord ta version des faits ». Même quand nous savons pertinemment que l’autre a tort, il faut lui laisser le temps de présenter les circonstances car il peut y avoir bien des circonstances qui atténuent la peine applicable à un coupable. La mauvaise nouvelle c’est que vous pouvez vous montrer méchant à l’extrême parce que n’ayant pas appris ni tenu compte des circonstances atténuantes dans l’appréciation du tort de l’autre.

Se mettre à la place de l’autre

On devient plus impatient quand on oublie qu’on est passé par là ou qu’il arrive qu’on soit exactement dans la même condition. Nous sommes plus impatients et plus sévères envers les autres quand nous pensons qu’ils ont commis des erreurs que nous ne commettrions jamais. Mais la plupart des gens l’entendent mieux quand ils épousent les conditions de l’autre. Vous n’avez pas compris comment cet employé a pu commettre des erreurs dans un état financier ? Rappelez-vous vos débuts. A vos débuts vous ne commettiez pas de telles erreurs ? Rappelez-vous les erreurs que vous commettez quand vous êtes fatigué ou saoulé ? A vrai dire, ça n’arrive pas qu’aux autres et ce qu’ils vivent nous aurons pu les vivre sous d’autres conditions.

« De notre temps, ces choses n’étaient pas possibles ». Vous avez dit « de votre temps » ? Il n’y a que « de votre temps » qui rend ce que vous pensez aussi vrai. Mais ceux que vous jugez avec tant d’impatience ne sont pas « de votre temps ». Si vous devriez naître « de leur temps » et vivre ce qui est « de leur temps », pensez-vous vraiment que vous pourriez avoir les comportements « de votre temps » ? Un fonctionnaire renvoie son chauffeur après l’avoir traité de zouave parce que celui-ci s’est fait cogné par derrière avec la voiture de la famille. Deux semaines plus tard, le fonctionnaire cogna la voiture d’une dame par derrière avec sa voiture de fonction parce qu’il était pressé d’aller à une réunion au ministère. Serait-il zouave aussi ? Son directeur de département devrait-il le renvoyer à son tour ?

L’impatience cause trop de dégât dans notre monde. Dans notre coeur, elle tue la paix. Dans nos relations avec l’autre, elle crée la haine inutile, un stress destructeur de l’efficacité. Nous pouvons bien prendre l’option de la patience.

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