14 milliards de DH d'investissement dans le secteur touristique en 2012

Une hausse de plus de 27% par rapport à l’année dernière.
Le fonds Wessal en phase de montage des partenariats par projet.
La tutelle table sur plus de 20 milliards de DH pour 2013.



14 milliards de DH d'investissement dans le secteur touristique en 2012

La question de l’investissement est plus que jamais à l’ordre du jour dans le tourisme. Est-ce que le Maroc disposera de suffisamment de fonds pour atteindre l’objectif d’augmenter sa capacité hôtelière de 200.000 lits à horizon 2020 ? Cet aspect et bien d’autres ont fait l’objet d’un large débat lors de la dernière rencontre organisée par l’Association nationale d’investissement touristique (ANIT).  Crise internationale, mauvaise expérience avec certaines stations comme Saïdia, manque de prise de risques…la liste des contraintes est longue. Cependant, le secteur arrive  quand même à tirer son épingle du jeu. Justement, «malgré une conjoncture encore instable, l’investissement touristique au Maroc a atteint les 14 milliards de DH, soit 10% du montant global des IDE», explique Lahcen Haddad, ministre du Tourisme. Un montant en hausse de plus de 27% par rapport à un investissement de 11 milliards de DH en 2011, selon la tutelle. Des chiffres rassurants, en comparaison avec 2010 où l’investissement n’a pas dépassé les 5,7 milliards de DH. Cependant, le Maroc reste loin du niveau record de 2007 (23,6 milliards de DH). Pour rappel, la Vision 2020 table sur des investissements annuels compris entre 20 et 30 milliards de DH.  Suivant la même orientation, Haddad vise  un investissement supérieur à 20 milliards de DH pour l’année prochaine. Le fonds Wessal et ses 23 milliards de dollars ont été annoncés comme une véritable impulsion pour le secteur. «Plusieurs projets ont été identifiés et sont en phase de finalisation et de montage, mais il est encore trop tôt pour communiquer sur des sites en particulier», précise Imad Barrakad, président du directoire de la Société marocaine d’ingénierie touristique (Smit). En plus des fonds des pays du Golfe, la Banque européenne de développement (BERD) s’intéresse fortement au secteur. «Le Maroc dispose d’une taille critique dans la carte internationale du tourisme contrairement à la Tunisie», explique  Philippe Mansion, banquier principal au sein de la BERD.

En revanche, les opérateurs mettent l’accent sur un ensemble de freins à l’investissement, notamment dans la déclinaison sur le terrain des différentes stations du plan Azur. Sur ce registre, les exemples sont multiples. «Le développement des stations Azur s’est limité à l’aménagement. C’est notamment le cas du projet Lixus qui souffre d’un manque total d’activités au niveau de Larache», regrette  Khalid Cheddadi, PDG de la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR). Ce point pose la question de la liaison entre développement hôtelier et immobilier. L’Espagne est un parfait cas d’école de cette confusion. La création d’hôtels a été dictée par l’opportunité foncière et donc immobilière  et non par de véritables projets de développement. Résultat : un nombre important d’hôtels dans des endroits isolés sans clients et qui grèvent lourdement les bilans des banques sans grande rentabilité. Les experts redoutent la duplication de ce modèle au Maroc. La situation espagnole est à double tranchant pour le Maroc. Aujourd’hui, l’Union européenne exige des banques espagnoles de vendre les hôtels non rentables. Les ventes se feront à faible prix compte tenu de la crise mais avec d’importantes perspectives de rentabilité. Ces hôtels constituent une concurrence indéniable pour le produit touristique local. D’autant plus que bien des éléments réduisent l’attractivité de la destination.  Les professionnels dénoncent un manque d’information. Le Maroc communique sur les taux d’occupation et non sur le Revpar (revenu par chambre) qui est le véritable indicateur dans le tourisme. A cet effet, « nous sommes en train de mettre en place, en coordination avec la profession, des indicateurs d’investissement pour permettre aux investisseurs d’avoir une visibilité à moyen et long termes. Le travail sera bouclé début  2013 », annonce Haddad. Cependant, certains hôteliers, même des groupes internationaux, émettent une forte résistance à communiquer des statistiques détaillées.

La BERD cherche un TIR à 15%

La Banque européenne de reconstruction et de développement  (BERD) suit de près le secteur touristique au Maroc. «Nous sommes en train de travailler sur plusieurs projets au Maroc mais qui nécessitent encore des études de marché», explique Philippe Mansion, banquier principal au sein de la BERD La banque porte une attention particulière aux différentes stations du Plan Azur mais compte également investir dans de l’hôtellerie économique. L’intervention de la banque devrait se faire à part également entre capitaux et dettes. Pour investir, la banque raisonne en termes de taux interne de rentabilité (TIR) qui se calcule sur la sortie des investissements. «Nous recherchons des investissements avec un TIR entre 15 et 20% même si chaque projet est étudié séparément», confie Mansion.

 

Ilham BOUMNADE, L'economiste



         
 
                         
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