128 projets ont bénéficié de 254 MDH du Fonds de dépollution industrielle de la CCG



128 projets ont bénéficié de 254 MDH du Fonds de dépollution industrielle de la CCG
Les projets totalisent un investissement de 669 MDH. Avec 31% des projets, les industries agroalimentaires sont les plus demandeuses. Un nouveau fonds pour l'assainissement liquide et la dépollution hydrique a été créé par le ministère de l'énergie, des mines et de l'environnement.

De plus en plus conscientes de la problématique de l’environnement, les entreprises industrielles marocaines sont nombreuses aujourd’hui à investir dans des projets de dépollution afin de réduire leurs émissions nocives ou leurs résidus polluants. A titre d’exemple, rien que pour l’année 2012, le Fonds de dépollution industrielle (Fodep) géré par la Caisse centrale de garantie (CCG) a agréé quatre dossiers couvrant divers secteurs de l’industrie parmi les plus polluants.

Mis en place en décembre 1997, le Fodep entre dans le cadre de la coopération maroco-allemande grâce à un don du gouvernement allemand sous forme de trois lignes (Fodep I, II, III) d’un montant global de 260 MDH. A ce jour, il a permis de financer, à concurrence de 254 MDH sous forme de dons, 128 projets de dépollution totalisant un investissement de 669 MDH. Le reste est couvert par fonds propres (minimum 20%) et par crédit bancaire.

En fait, le Fodep comprend deux véhicules confiés aux banques sous la supervision de la CCG : un Fonds d’aide (Foded) et un Fonds de crédit (Focred) qui permet de financer 40 à 60% de l’investissement. Près de 40 MDH proviennent de ce fonds, tandis que le concours direct des banques est de 207,8 MDH.

Les projets intégrés ne constituent que 8% du total des projets

La CCG souligne que les dons peuvent couvrir jusqu’à 40% du coût du projet. Ce niveau de contribution est accordé aux projets en aval du processus de production ayant pour objet de réduire la pollution au moyen de la mise en place d’installations de traitement ou d’élimination des déchets liquides, solides ou des émissions gazeuses. Pour les projets intégrés qui visent, en plus de la réduction de la pollution, des économies de ressources (eau, énergie, etc.) et l’utilisation de technologies propres, les concours du fonds sont limités à 20% de l’investissement. Ces derniers, qui répondent davantage aux soucis de protection de l’environnement, ne sont pourtant pas prisés par les sociétés qui ont opté pour leur majorité pour les projets en aval qui constituent 65% du total contre 8% pour les projets intégrés et 27% pour un mix des deux.

Les projets financés relèvent essentiellement de l’industrie agroalimentaire qui vient en tête (31%), suivie des huileries sans margines (20%), de la chimie et parachimie (19%) et de l’industrie du textile et du cuir (17%). Les cimentiers et les potiers arrivent en dernier avec, pour chacun, à peine 3% du nombre de projets financés. Peuvent bénéficier du Fodep, les entreprises industrielles (agroalimentaire, cimenteries, mécanique, chimie-parachimie) ou artisanales, causant des émissions importantes de pollution de l’environnement et dont le total du bilan ne dépasse pas 400 MDH. Les projets éligibles doivent avoir un coût maximum de 15 MDH s’ils sont individuels, et 30 millions s’ils sont initiés par un groupement d’entreprises.

«La prise de conscience de la part des entreprises est due d’une part aux actions de sensibilisation menées par le département chargé de l’environnement et des différents intervenants, et, d’autre part, parce que la protection de l’environnement devient une exigence pour accéder aux commandes et parfois même aux financements de certains bailleurs de fonds», nous explique-t-on au niveau de la CCG. Sans oublier que la cellule Fodep du département chargé de l’environnement effectue au moins trois visites pour s’assurer de la bonne conduite du projet financé.

Pour encourager davantage les initiatives en faveur de l’environnement, un nouveau mécanisme de financement de la dépollution a été mis en place à travers l’appui budgétaire de l’Union européenne au Maroc dans le cadre du Fonds national de l’environnement. Dénommé «Mécanisme volontaire de dépollution industrielle hydrique», ce fonds, qu’on peut aussi appeler Fodep 4, est destiné à l’assainissement liquide et à la dépollution hydrique et est géré conjointement et directement par une cellule dédiée du ministère de l’environnement et les agences des bassins hydrauliques.
 

Zakaria Lahrach
www.lavieeco.com



         
 
                         
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